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E-cigarette : "Il n'existe aucun remède miracle pour arrêter le tabac"

 
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Auteur Message
Marilyb
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MessagePosté le: Mar 8 Oct 2013, 08:12    Sujet du message: E-cigarette : "Il n'existe aucun remède miracle pour arrêter le tabac" Répondre en citant

http://www.lemonde.fr/sante/chat/2013/10/07/faut-il-encadrer-l-usage-de-la-…

E-cigarette : "Il n'existe aucun remède miracle pour arrêter le tabac"Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié, président de l'Office français de prévention du tabagisme, le lundi 7 octobre 2013
Le Monde.fr | 07.10.2013 à 18h54 • Mis à jour le 08.10.2013 à 08h01

"Fumer, c'est un peu prendre l'autoroute à contresens, vapoter, c'est rouler à 140 km/h au lieu de 130 km/h", estime Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière et président de l'Office français de prévention du tabagisme dans un chat sur LeMonde.fr.

Visiteur : La e-cigarette est-elle un remède miracle pour arrêter de fumer ? La préconisez-vous aux fumeurs qui souhaitent arrêter ?
Bertrand Dautzenberg : Non, concernant le tabac, il n'y a aucun remède miracle. Il y a actuellement en France quatre fois plus de fumeurs qui l'ont essayée que de fumeurs qui l'ont adoptée. Elle ne plaît qu'à certains et a priori n'est pas plus efficace que les produits existants d'arrêt du tabac. En revanche, on espère que si quatre fois plus de gens l'essaient que les autres produits, il y aura quatre fois plus d'arrêts du tabac.

Visiteur : Selon-vous, la e-cigarette devrait-elle être considérée comme un médicament et vendue en pharmacie ?
L'e-cigarette pourrait être un médicament si des études confirmait son efficacité, ce qui n'est pas le cas actuellement. Mais, malgré les incertitudes, on est tout à fait sûrs que vapoter est 100 à 1 000 fois moins dangereux que de fumer.

Visiteur : Pensez-vous que les lobbys pharmaceutiques ont tenté d'influencer le vote des députés européens qui aura lieu mardi 8 octobre à Strasbourg  ?
L'industrie pharmaceutique essaie d'influencer le vote de demain sur la directive sur les produits du tabac, mais le lobbying de celle-ci est bien moindre que celui de l'industrie du tabac, qui ne respecte aucune règle morale, pour ne pas dire plus.
Lire notre enquête L'e-cigarette, un business que l'industrie du tabac n'a pas vu venir

Pierre : Pensez-vous que votre position soit partagée à Bruxelles ?
Le cœur du vote de Bruxelles demain est sur le paquet de cigarettes, et je supporte pleinement la position de tous les acteurs de la lutte contre le tabac. Concernant la e-cigarette, les avis sont divergents, en particulier en fonction des pays et de la connaissance réelle qu'ont les "experts" de ce qu'est réellement la e-cigarette.
Sur la e-cigarette, il y aura demain des manœuvres de l'industrie du tabac pour supprimer l'article 18 [qui lui donnerait un statut de médicament] ou en faire un produit du tabac vendu chez les buralistes. J'espère que ces manœuvres seront contrecarrées. Si la directive passe ce premier barrage, il y aura alors discussion pour savoir si c'est uniquement un médicament, et là encore, si un amendement en ce sens est adopté, la discussion s'arrêtera là.
Ce n'est que si les députés rejettent le fait que ce soit un produit du tabac et le fait que ce soit un médicament que le vote sur les articles de fond pourra avoir lieu.

Visiteur : Combien y-a-t-il de personnes qui vapotent en France aujourd'hui ?
L'eurobaromètre de mai 2012 indiquait que 3 030 000 fumeurs avaient déjà essayé l'e-cigarette (22,6 % des fumeurs). Ce chiffre a a priori doublé cette année, mais le nombre d'utilisateurs réguliers est estimé à 1 million.

Jules : Quel est l'état des connaissances actuelles sur les conséquences d'un usage prolongé des cigarettes électroniques pour le vapoteur comme pour son entourage?
Pour le vapoteur, on manque cruellement de données. Et il persiste des incertitudes. Mais, ces incertitudes sont peu de choses par rapport à la certitude qu'un fumeur sur deux meurt de sa cigarette. Fumer, c'est un peu prendre l'autoroute à contresens ; vapoter, c'est rouler à 140 km/h au lieu de 130 km/h. Les deux sont dangereux, mais le niveau de danger n'est pas du même ordre.
Pour l'entourage du vapoteur, le risque est moindre également que celui du tabagisme passif. Il faut attendre les études, mais, dès maintenant, on sait qu'on trouve de la nicotine dans la moquette d'une pièce où l'on vapote, et que l'on retrouve de la cotinine (un métabolite de la nicotine) chez ceux qui restent longtemps à côté d'un vapoteur...
Lire le décryptage Cigarette électronique : pour l'heure, ça vapote au travail

Jean Marc 17 : La cigarette électronique ne produit pas une vapeur nocive selon le dernier rapport officiel que vous avez présidé. En d'autre terme, il n'y a pas de vapotage passif. Comment alors justifier sérieusement son interdiction dans les lieux publics alors même que des vrais polluants dangereux, comme les particules diesel, n'y sont pas interdit ?
Certes, les risques sont plus faibles, les incertitudes sont grandes, mais en termes de principe de précaution, on ne peut en rien actuellement éliminer un risque. En revanche, le vapotage dans des lieux où il est interdit de fumer constitue pour moi clairement une incitation au tabagisme.
Un patron de bar qui laisse un cendrier dans une zone non fumeur a été condamné pour incitation au tabagisme. Je pense honnêtement que laisser trois personner vapoter dans une même pièce est aussi une incitation au tabagisme et pourrait être condamné par un tribunal. Mais actuellement, nous n'avons aucune jurisprudence... A suivre.

Bide : La législation envers les e-cigarettes ne devrait-elle pas être la même que pour le narguilé ? Ou la dangerosité n'est pas la même ?
La législation du narguilé est la même que celle du tabac. On demande une législation différente pour les e-cigarettes, qui peuvent clairement être un produit de sortie du tabac. La fumée du narguilé comprend des quantités impressionnantes de monoxyde de carbone, de particules et de cancérogènes. La vapeur n'en contient pas.

Bruno : Selon-vous, ne faut-il pas faire de différences entre les lieux publics : bar, salle de concert, lycée, fac, restaurant et entreprise où l'utilisation est à chaque fois différente ?
Si on considère la e-cigarette comme une incitation au tabagisme dans un lieu clos, il ne faut faire aucune différence, sauf à affaiblir la loi sur l'interdiction de fumer, qui fait la satisfaction de la grande majorité des fumeurs.

Bide : Ne doit-on pas craindre un effet de mode chez les jeunes et créer ainsi un début d'accoutumance ?
Chez les fumeurs avérés, j'espère un effet de mode, et que tous les fumeurs dans les mois qui viennent passent à la e-cigarette. En revanche, effectivement, il faut tout faire pour que la e-cigarette ne devienne pas à la mode chez les non fumeurs et chez les adolescents. Actuellement, le contrôle de la publicité est très insuffisant.

Pele : Le gouvernement devrait-il encourager la vente d'e-cigarette pour réduire la consommation de tabac sachant qu'elle représente tout de même un risque pour la santé?
Le gouvernement ne peut absolument pas encourager la vente d'un produit sur lequel on connaît si peu de choses. En revanche, il y a lieu de ne rien faire pour freiner ces ventes.

pierre : Qu'en est-il du lobbying des utilisateurs et des fabricants de cigarettes électroniques ?
Dans la plupart des pays européens, les associations d'utilisateurs d'e-cigarettes ont été récupérées par des fabricants, voire par l'industrie du tabac. En France, la principale association reste indépendante et est une vraie association d'utilisateurs comme on en a connu avec les associations de malades du sida dans les années 1980.
L'association d'utilisateurs représente un lobby, avec lequel je suis d'accord sur beaucoup de points mais pas tous. En particulier, je pense qu'il faut interdire d'utiliser la e-cigarette là où il est interdit de fumer, alors qu'eux pensent qu'il faut laisser vapoter partout.

pierre : Voyez-vous une diminution des consultations liées à l'usage du tabac se réaliser depuis que l'e-cigarette est arrivée sur le marché ?
Non. Par contre, tous les médecins voient un malade sur quatre qui leur pose une question sur la e-cigarette en fin de consultation. Dans l'incertitude où sont les consommateurs, le médecin est un allié. Beaucoup d'associations de médecins demandent des formation sur l'e-cigarette, en posant la question : "que répondre à mon malade qui me questionne sur l'e-cigarette ?" En ce qui concerne les tabacologues, ils ont pratiquement tous inclus dans leur discours aux fumeurs des éléments d'information sur la e-cigarette.

Visiteur : Faut-il plus de contrôles sur la qualité du matériel vendu en boutique et sur Internet ?
Il faut que la qualité des e-liquides s'améliore. Ces produits se sont améliorés depuis cinq ans de façon considérable. Il serait souhaitable que l'Afnor fasse une norme avec le Comité européen de normalisation afin d'assurer la qualité des produits.

Simon : Il me semble qu'il y a quelques temps des cigarettes électroniques avaient fait leur apparition dans les pharmacies, et le Conseil de l'ordre des pharmaciens s'était alors prononcé contre leur commercialisation. Quelle est la position des sociétés savantes et des ordres?
La loi française interdit aux pharmaciens de vendre tout produit non autorisé. La e-cigarette n'est pas autorisée à la vente en pharmacie. Malgré tout, un tiers des pharmaciens bravent la loi et en vendent, contrairement aux avertissements du Conseil de l'ordre des pharmaciens.
Quelques sociétés savantes se sont prononcées, comme la Société européenne de pneumologie, mais qui émet un avis très restrictif en disant qu'il faut des études pour conclure. Les sociétés savantes sont très gênées de donner des conseils quand elles n'ont pas le minimum d'études pour donner ceux-ci. Le problème de la e-cigarette, c'est que le produit est devenu très, très populaire, avec vraiment très peu d'études.

SeB : Vouloir donner a la cigarette électronique un statut de médicament va forcement réduire sa représentation auprès du public et donc réduire le nombre de fumeurs pouvant y passer...
A priori, 10 % des vapoteurs sont prêts à acheter leurs cigarettes électroniques en pharmacie. L'immense majorité n'ira jamais acheter la cigarette électronique en pharmacie. La directive européenne n'interdit pas les boutiques pour les cigarettes sans nicotine, donc en appliquant à la lettre cette directive, les vapoteurs achèteraient leurs e-cigarettes en boutiques et feraient appel à Internet ou à des réseaux (type réseau du cannabis) pour s'approvisionner en e-liquides avec nicotine, ce qui serait une catastrophe pour la santé publique.

Caedes : Connait-on la composition exacte des produits chimiques utilisés et diffusés par ces e-cigarettes ? Y-a-t-il des différences notables entre les marques et/ou les produits ?
Pour l'instant, les produits sont tous un peu différents. Beaucoup viennent de Chine, il existe un gros producteur français. En gros, les produits industriels sont meilleurs qu'il y a deux ans. Les principaux problèmes sont rencontrés avec les produits très artisanaux et les mélanges faits dans des arrière-boutiques.
Mais, là encore, une norme est nécessaire. Si cette norme est claire, je suis persuadé que très rapidement tout le monde fabriquera ces produits très proprement.
Le coût de fabrication d'un flacon de e-liquide est compris entre 10 et 20 centimes, et en le passant à 12 ou 13 centimes minimum, on peut assurer une haute qualité, ce qui ne devrait pas poser problème pour un produit qui est vendu en général 5 euros.

Céline : Comment est-il possible qu'un produit potentiellement dangereux puisse être mis sur le marché sans études préalables ?
Ce produit est pour l'instant un produit de consommation courante. Il est certes potentiellement dangereux, mais s'il remplace un produit certainement dangereux, il y a un gain pour la santé publique. En revanche, s'il devient un produit d'entrée en tabagisme, cela peut poser un sérieux problème.
Il faut donc une législation réactive que ne peut offrir l'Europe, qui vote en 2013 une directive qui sera pleinement applicable en 2018.

Céline : Dans combien de temps pourrons-nous obtenir des études dont les conclusions soient réellement fiables quant à la dangerosité de ce produit?
Sur le tabac, les études fiables sont arrivées quatre-vingt ans après la fabrication de la première cigarette. Je pense qu'on peut faire cinq fois mieux et avoir dans une dizaine d'années des études plus fiables. En attendant, il faut gérer l'incertitude, ce qui n'est jamais facile. Mais refuser de gérer l'incertitude, c'est ne pas gérer, ce qui est pire.

usager : Conformément à la loi, et sans monter sur vos grands chevaux comme dans une émission de France Inter, pouvez-vous rappelez vos liens avec l'industrie pharmaceutique ? Il ne s'agit pas de suspicion, mais de simple transparence. Merci.
Pour ce qui concerne l'industrie du tabac : zéro contact ; pour l'industrie de la e-cigarette : zéro contact ; pour l'industrie pharmaceutique, il m'arrive de collaborer avec elle sans jamais prendre d'honoraires. Mais je touche mon salaire de vos impôts comme professeur d'université.
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MessagePosté le: Mar 8 Oct 2013, 08:12    Sujet du message: Publicité

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vacherine



Inscrit le: 27 Juil 2013
Messages: 96

MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 13:07    Sujet du message: E-cigarette : "Il n'existe aucun remède miracle pour arrêter le tabac" Répondre en citant

C'est pas un article déplaisant à lire Smile
Je partage absolument son avis.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:39    Sujet du message: E-cigarette : "Il n'existe aucun remède miracle pour arrêter le tabac"

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